SUMMERTIME

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C’est le temps des jupes raccourcies, des tops aux bretelles fines, des couleurs acidulées. C’est le moment pendant lequel j’échange la garde-robe d’hiver contre celle d’été, des étoffes plus fines et plus légères, des motifs fleuris prennent place sur les étagères. J’ai rangé les doudounes mais j’ai laissé quelques gilets et quelques pulls pendre sur les cintres. Le vent du Nord ne s’éteint jamais vraiment, et il est rare qu’il soit très chaud.

Cette année, je porte un bandeau dans les cheveux que je laisse pousser. J’ai fouiné sur Vinted pour trouver des vêtements différents, associés à ceux que Maman peut me donner et à ceux que j’ai gardés des années précédentes. J’ai envie d’embrasser ma féminité, souligner mes formes, et me détacher de cette honte, de la sexualisation, et juste honorer ce corps qu’est le mien. J’ai envie de journées ensoleillées et de nuits étoilées, d’interludes pluvieuses pendant lesquelles on ouvre les fenêtres et on fermer les yeux, confiant nos rêves à l’avenir.

Et vous, qu,’allez-vous porter cet été ?


L’une de mes boutiques favorites sur Vinted : Odeluzz

Vivre avec des douleurs chroniques.

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J’aimerais dire qu’à force on s’y fait. J’aimerais dire qu’avec le temps, c’est plus facile. J’aimerais qu’on trouve des solutions pour mieux gérer les douleurs.

Je peux dire tout ça.

Mais je dois dire aussi qu’au-delà de l’acceptation, qu’au-delà de la triste habitude, qu’au-delà du quotidien adapté, il y a

La tristesse de voir la douleur tout grignoter, l’amertume de passer à côté de moments de vie à partager avec les proches, l’inaptitude à réussir à expliquer la réalité de ce qu’on vit à celles et ceux qui ignorent tout de ces douleurs qui peuvent empoisonner l’existence.


J’essaie d’accueillir chaque crise comme une invitation au repos, je tiens un journal avec les symptômes et les facteurs, les médicaments consommés, les traitements testés.

Je souffre de migraine chronique, cette forme sévère de la maladie qui touche 3% de la population française. La douleur fait pression et irradie des cervicales jusqu’à la machoire, en passant par les tempes et autour de l’œil avec des sensations de chocs dans le crâne, de brûlure à l’œil, de cervicales et machoire contractées, de pulsations violentes dans les tempes… Elle est accompagnée de nausées, de troubles du sommeil, de frissons et bouffées de chaleur, d’hypersensibilité à la lumière et au bruit.

En des mots simples, la migraine chronique me pourrit la vie. Et plus je l’accueille et plus elle prend de la place, plus elle se fait son nid.

Alors je veux faire la paix avec elle, je réussis à comprendre maintenant d’où elle vient. La chute de la progestérone à la fin du cycle menstruel et au tout début d’un nouveau cycle provoquera une crise de 72h, avec un pic autour du 2e jour. Les disputes et le stress créeront des crispations et des crises intenses de durée plus courte, entre 4h et 6h.

Après 15 ans de souffrance et d’errance, je suis aujourd’hui accompagnée médicalement et je suis un traitement de fond à base de bêta-bloquants car mon état a empiré depuis le confinement et le déconfinement. Je vais un peu mieux, mais ce n’est pas encore ça.

Je salue la patience de mon conjoint qui comprend et qui ne dit rien. Qui devine dans mes traits tirés et mes gestes plus lents la douleur qui monte. Qui me serre dans ses bras quand je pleure tellement j’ai mal. Si aujourd’hui je ne suis plus salariée mais à mon compte avec ma petite activité, c’est aussi par choix : ma santé fragile ne me permet pas d’aller travailler.

De mon côté du lit, il y a : un macaron de menthol à frotter sur les zones douloureuses, une poche d’argile à réchauffer, un masque pour les yeux, de l’huile essentielle de menthe poivrée, des crèmes chauffantes… Ainsi qu’une boîte d’ibuprofen et de dafalgan codéiné, une paire de lunettes à filtre contre la lumière bleue des écrans. Les lumières dans la maison sont tamisées, la Luminosité des écrans est baissée, on ne joue que très peu de fois la musique à fond, j’ai enroulé mon tapis de yoga par manque d’énergie pour la pratique, je ne bois plus de lait de vache car il provoquait des crises quand j’en buvais de grands verres froids… Ça peut paraître exagéré mais j’en suis arrivée là.


J’écris cet article pour raconter mon histoire, sans honte et sans détour, pour dire la réalité derrière ce qu’on appelle une douleur chronique. Au milieu de la souffrance, j’essaie de profiter de chaque moment de calme et de répit, je capture chaque sourire et éclat de rire que je croise au plus profond de mon cœur, je savoure x1000 les instants partagés avec mes proches pour tenir lorsque je fais face à la douleur, une fois de plus.

Je partage mon histoire parce que je sais que je ne suis pas la seule à souffrir et qu’il est bon de dire tout ce qui ne se voit pas derrière le sourire de façade : Les corps meurtris, les crises de douleurs difficiles, la solitude de la souffrance. Nous devons affronter le regard et le jugement des autres qui ne savent pas et ne comprennent pas à quel point la vie est chamboulée, différente.

Si vous souffrez vous aussi de douleurs chroniques et que vous souhaitez partager votre histoire, alors l’espace commentaires est à vous. Sachez que je n’ai à offrir qu’amour, douceur et bienveillance 🖤

Book Haul #1 : Les livres de cet été.

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Cela fait plus d’un an que j’éprouve des difficultés à lire.
J’emprunte de nombreux livres à la médiathèque, tout type confondu afin de me laisser le choix.
Depuis plus d’un an, je n’insiste pas sur un livre si je n’accroche pas après quelques pages, alors les livres lus en entier se comptent à peine sur les doigts de la main.

Partager mes lectures est un moyen que j’espère utiliser afin de sortir de cette « panne ».

Voici donc les trois livres qui m’accompagneront sur les semaines à venir.

« Je suis né à 17 ans »
Thierry Beccaro
« Si j’ai décidé de me livrer à travers ce témoignage, c’est avant tout pour tenter de rompre l’insupportable silence autour des souffrances dont sont encore victimes trop d’enfants… Depuis plus de cinquante ans, je poursuis comme tout le monde, un chemin personnel, avec les hauts et les bas propres à chaque parcours de vie. Depuis plus de cinquante ans, je me bats contre des démons qui ne cessent de se rappeler à moi. Depuis plus de cinquante ans, malgré les apparences, les moments totalement libérés et sereins trop rares. Aujourd’hui, alors qu’il me reste des tas de projets à mener à bien, en famille ou à la télévision, au théâtre ou avec mes pinceaux, j’ai pensé que le moment étaient venu de parler et de raconter. »

« La toute première fois »
Lauren Strasnick
« C’est la toute première fois que je pleure pour un rien, que je fais l’amour sans y avoir songé une seconde avant, que je me dispute à tort et à travers, que je mens sans ciller à mon meilleur ami… Mais si tout cela m’arrive à moi, Holly, c’est pour une raison très précise qui ne me fait pas sauter au plafond, loin de là. Tout ça me tombe dessus car c’est la toute première fois que je suis amoureuse… Enfin, je crois. »

« Gardiens des Cités Perdues »
Shannon Messenger
« Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique…. Mais ce n’est pas tout: ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde. Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée… »


Et vous, que lisez-vous cet été ?