Tribulations de confinement

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J’aimerais écrire davantage. Si ce n’est plus régulièrement. Je me souviens de ces heures passées devant mon écran à noircir des pages et des pages des émois de mon coeur de jeune adulte, quand l’amour rimait avec impossible et interdit. Il faut croire que de la souffrance et de l’impatience de revoir celui que j’aimais alors, je tirais une inspiration débordante !

Aujourd’hui, la vie n’est plus la même et partout on entend que ce ne sera plus jamais pareil. On s’y attend, et même, on l’espère. Et si vivre en confinement implique un juste retour à l’essentiel, il met aussi les nerfs et la patience à rudes épreuves. Les jours commencent à se ressembler, et j’oscille entre levers aux premiers miaulements d’un chat affaibli par la maladie entre matinées passées sous la couette par manque d’envie.

Manque d’inspiration ? Non ! Loin de là. Entre deux séries de vidéos à produire pour Youtube dans la quête d’un nombre grandissant d’abonnés afin d’un jour monétiser la chaîne, et les motifs dessinés et répétés sur du papier, les quelques photographies prises ici et là des plats cuisinés et des quelques fleurs croisées pendant les balades du chien, il est sûr que la créativité prend une place majeure dans mon/notre quotidien.

J’ai pourtant dans le coeur, si je me laisse aller aux émotions qui traversent les pensées, une pointe de mélancolie : le temps passe sans qu’un bébé ne s’installe au creux de mon ventre et je ressens parfois cette absence comme un crève-coeur. Pour que quelques minutes plus tard, mon amoureux ouvre ses bras et me rassure, pour que la force de l’amour fasse renaître encore et toujours un peu d’espoir en moi. Face aux douleurs qui m’assaillent et me vident de toute énergie, j’ai parfois du mal à garder un sentiment de bienveillance envers ce corps que j’aimerais différent. Et pourtant…. Il est le témoignage changeant, vivant, de mon passé, la force de mon présent, la sérénité de mon avenir.

Alors quand j’y pense, je me saisis de la plume et je note sur un carnet aux pages marquées de lignes fines ma gratitude pour ce que la Vie offre de beau. J’ouvre mon coeur à Dieu qui sait lire au plus profond de moi et qui exaucera mes prières au bon moment. Je me tourne vers l’Univers à qui je décris mes désirs et j’cris les promesses des jours futurs.

Vivre le confinement : retour à l’essentiel.

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J’ai été peu présente ici ces derniers jours. Je vais bien, nous allons bien. J’espère que vous aussi. J’ai vécu ces premiers jours de confinement comme l’opportunité d’agir avec bienveillance et douceur sur notre quotidien, un retour à l’essentiel, le « slow life » comme le concept l’appelle.

J’ai la chance que mon amoureux soit près de moi 24h/24. Nous nous retrouvons : discuter, boire du thé et du café, cuisiner en pleine conscience, dessiner, jouer ensemble aux jeux vidéos, regarder des films d’animation et des séries, s’amuser avec les animaux, aller dans le jardin, s’endormir l’un contre l’autre, se taquiner, rire, se câliner… Tout ça me rend la vie tellement belle et douce !

J’ai un certain nombre de choses à partager avec vous, des idées à transmettre, des projets dont j’aimerais vous parler. Alors je reviens très vite. Je voulais juste vous écrire ces quelques mots : où que vous soyez, prenez soin de vous. Et restez chez vous : ainsi vous protégez votre vie et celle des autres. Le confinement peut être vue comme l’opportunité d’avoir du temps, et de faire ce que vous voulez chez vous, ce que vous n’avez pas eu le temps de faire avant. Le confinement, c’est une pause. L’invitation à s’arrêter pour mieux respirer, pour mieux ressentir.

❤️

Une nouvellE vie : Suivre la voie de l’art-Thérapie

ATELIER

Si vous me lisez depuis quelques années, ici ou là, vous savez que je suis passée par des hauts et des bas, j’ai travaillé dans le tourisme en Normandie pendant plus de 5 ans avant de rentrer dans ma région natale, de faire un bilan de compétences et de glisser vers la dépression.

Il m’a fallu faire preuve de patience, de douceur et de bienveillance envers mon corps et mon âme, pour tout doucement guérir. La guérison passe par l’acceptation de ce qui a été, n’est plus, et ce qui est. D’abord épuisée, je me suis reposée. J’ai beaucoup échangé avec une psychologue, j’ai remis ma santé entre les mains d’un médecin. Une fois qu’on est tombé, on ne peut que se relever, mais il faut prendre le temps de construire des bases solides, et de s’aimer.

J’aimais écrire, mais j’ai dû prendre mes distances. J’ai découvert alors le dessin comme un autre moyen d’expression et j’y ai ressenti beaucoup de plaisir. J’ai fait la pari fou de créer mon entreprise en proposant mes illustrations à la vente, concentrées de poésie, imaginées et partagées pour diffuser douceur, bienveillance et amour.

La vie de créatrice freelance est la vie qui m’était destinée, c’est une réelle conviction. L’art, d’abord une thérapie, est devenu un des éléments centraux de ma vie, au même titre que ma vie de couple, ma famille, mes amies. C’est la création artistique, la découverte d’autres talents, les partages qui me font grandir, et j’ai trouvé ma voie.

Aujourd’hui, face une situation financière instable, je ne regrette aucun de mes choix passés et présents. J’ai grandement appris et j’aime la personne que je deviens. Je ne renonce pas, c’est dans l’art-thérapie que va s’écrire mon avenir.