Vous parler d’un nouvel échec, et vous dire qu’il faut garder espoir.

Avez-vous déjà renoncé ? Que ressentez-vous face à un échec ?

Il y a quelques mois, je me lançais dans la préparation du Concours de Recrutement des Professeurs des Ecoles, persuadée que le métier de « maîtresse d’école » offrirait un nouveau souffle à ma carrière, que je trouverais en l’Education Nationale un système et un soutien dans lequel je m’épanouirais.

C’était sans compter sur la fatigue et l’épuisement qui s’étaient installés en moi. C’était sans admettre mon état psychologique fragilisée par des années de peurs et d’angoisses dissimulées dans un quotidien bien huilé.

Un jour, je me suis effondrée devant les cahiers de préparation. Je ne retenais rien des cours que je lisais et sur lesquels je prenais de nombreuses notes. A mon envie d’apprendre se mêlait l’étrange sensation que quelque chose n’allait pas, que je n’étais plus capable d’apprendre autant. Que le concours était beaucoup trop de pression, que le processus de sélection me dépassait. J’ouvrais également les yeux sur un système qui, au travers des témoignages que j’ai pu lire et des conversations que j’ai pu avoir, broie les enseignants et oublient le bien-être des enfants. Je ne voulais pas non plus voir disparaître mes bons souvenirs de l’école devant une réalité trop difficile à gérer…

J’ai vécu tout ça comme un échec, et une grande déception, j’ai passé des semaines à pleurer avant de prendre une décision. Et puis j’ai rebondi. Dans une vidéo, je reviens sur mon parcour professionnel et je détaille les différentes raisons pour lesquelles je ne passerai pas le CRPE, et la réflexion m’amenant à refuser de travailler pour l’Education Nationale. J’ai beaucoup d’admiration pour ce métier, pour la patience et la bienveillance de celles et ceux qui tous les matins se rendent en classe pour accompagner l’éveil et l’apprentissage des touts-petits. Du fond du coeur, merci pour ce beau métier que vous faîtes.