Les règles, symbole du féminin, incarnation du sacré.

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Les règles. Y a-t-il un événement plus à même d’incarner le caractère sacré du corps féminin ?

Au-delà de la capacité naturelle unique de la femme à porter la vie dans son développement à partir du moment de la conception, les règles évoquent fortement l’une des différences essentielles qui existent entre un homme et une femme.

Je me souviens, petite, avoir entendu ma grand-mère dire à ma mère un matin « ça y est, A. est une femme à présent ». Je n’avais pas 10 ans, A était une fille pour moi, une cousine à peine plus âgée… comment avait-elle fait pour devenir une femme alors que rien n’avait, en apparence, changé ? Et pourquoi cela méritait-il qu’on en parle dès le petit-déjeuner ? J’ai compris plus tard en quoi c’était important, la corrélation dans la tête de ma mamie entre les règles et la possibilité d’avoir un enfant un jour. La vie allait me prouver bien plus tard que ce n’était pas si évident que ça, par mon parcours personnel et par les témoignages de nombre de femmes qui ont toujours eu leurs règles et qui rencontrent des difficultés à avoir un enfant.

J’ai vécu aussi, ressenti dans ma chair et dans mon esprit, le tabou qui existe autour des règles. Des rires étouffées en classe, signe de gêne des garçons et des filles tous confondus en cours de SVT quand on aborde la reproduction et le fonctionnement des organes génitaux, jusqu’au sempiternel « T’as tes règles ou quoi ? » qu’on se lance à tire la rigot quand une femme en proie à la violence des changements hormonaux perd le contrôle, j’ai pris conscience de l’importance d’en parler.

Les règles, c’est pas sale. Les règles, c’est pas ce liquide bleu qui coule sur les protections hygiéniques qu’on nous montre à la télévision. Les règles, c’est pas juste une semaine pendant laquelle le sang coule. Les règles, c’est beaucoup de choses. Et bien plus encore que tout ce qu’on veut bien nous raconter.

Je n’ai pas envie d’écrire un article détaillé sur le côté scientifique du tapis de l’utérus qui se forme pour accueillir un ovule fécondé et qui se détruit naturellement en l’absence de fécondation, donnant naissance aux règles. Non, je ne vais pas rentrer dans les détails, même si dans ma phrase précédente, j’en ai déjà dit beaucoup.

Les règles, c’est le Jour 1. Ce jour-là, quand les douleurs au bas-ventre nous font tressaillir et qu’on attend le moment où les premières tâches apparaissent. Ce jour-là, signe d’une fatigue plus importante à venir, d’une sensibilité à fleur de peau qui provoquera peut-être des larmes en regardant une publicité pour un dentifrice par exemple, d’un ventre plus gonflé que la normale et d’un appétit en yoyo, de douleurs pour certaines femmes plus fortes que pour d’autres…

Les règles, chacune les vit personnellement, et dans certaines cultures, les femmes deviennent des sœurs et se réunissent, cycles synchronisés, égards doux et tendres l’une envers l’autre, accueillant ces premiers jours du cycle comme la célébration du caractère sacré de leur féminité. Le sang qui coule, c’est le sang de la Vie. C’est le corps qui se purifie et qui renaît.

Longtemps, j’ai détesté avoir mes règles. J’avais tellement mal. J’étais véritablement en souffrance physique, sans parler des montagnes russes du moral et des pensées. J’ai arrêté la pilule en 2010, découvert en 2013 à la suite d’une opération pour enlever des kystes ovariens que je n’avais qu’un ovaire. En 2019, les difficultés à enfanter ont exacerbé ma tristesse et ont rendu chaque début de cycle plus douloureux encore, sentant mon corps et mon coeur se fissurer un peu plus devant l’absence.

Et puis, 2020. Je m’offre le carnet « Woman is Beautiful : Révélez votre féminin sacré ». J’accueille les premiers signes sans tristesse, acceptant qu’il en soit ainsi. Je connais les maux qui accompagneront les dix premiers jours de ce nouveau cycle : suées nocturnes, spasmes douloureux du côté droit de mon bas-ventre, cervicales et mâchoire contractées, battements migraineux dans les tempes, lèvres gercées et éventuels herpès, cernes marquées, fatigue plus importante… Ainsi mentionnés, c’est loin d’être une partie de plaisir. Mon amoureux répète alors « Ma pauvre chérie… ». Et je lui souris. Que puis-je y faire ? Rien. Rien à part accepter. Ouvrir mon corps à tout ce qui s’y passe. Ouvrir mon coeur à la renaissance de mon intérieur. Prendre le temps de souffler, laisser le temps s’écouler au ralenti, masser délicatement les parties douloureuses de mon corps. Faire la paix avec ma féminité.

Mes règles sont devenues mes lunes. J’observe le ciel et y glisse chaque nuit avant de fermer les yeux une prière. Je ressens en moi tout ce que ce sang qui coule regorge du trésor et de la force de la Vie. Elles sont devenues le symbole sacré de ma féminité.

Et vous, que vous soyez homme ou femme, quelle est votre vision des règles ? Votre ressenti face à ce que la société rejette encore ?

Crédit Photo : Toutes les images de cet article proviennent de la recherche « Féminin Sacré », sur Pinterest.

Les Petits Trésors de Vinted #1

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Dans un quotidien voulu plus en conscience, il s’est imposé comme une évidence que je ne pouvais pas continuer à consommer comme avant…

La première décision a été de passer du temps à trier les vêtements débordant des tiroirs et des étagères de la commode et de l’armoire. Et il y a encore du travail de ce côté-là… Après des sacs déposés dans des points de collecte ainsi que la création d’un compte Vinted, j’ai réalisé que je souhaitais aller plus loin. Si j’aime flâner dans les boutiques, regarder les tenues sur les mannequins et laisser mes doigts effleurer des tissus pas encore portés, je n’ai plus envie de participer à la fast-fashion, ce renouvellement incessant des collections vestimentaires.

Vinted s’est révélé comme une petite mine d’or pour créer des looks à petits prix en conjuguant des vêtements de seconde main aux pièces achetées dans les boutiques que je peux encore porter aujourd’hui.

Pour accompagner les premières journées très fraîches et humides de cet automne, j’avais cherché une petite veste chaude et élégante. Avec ce manteau dégoté pour 1€ auprès d’une Vintie motivée à offrir une seconde vie à ces vêtements, j’avais trouvé mon bonheur !

Après plusieurs mois passés sans aucun achat dans une boutique de fast-fashion, je peux déclarer que sortir ma carte bleue en espérant avoir bien compté en cabine d’essayage ne me manque pas ! J’ajouterai même que je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mes vêtements que depuis que je prends le temps de sélectionner des pièces plus adaptées à ma morphologie tout en sachant que mon mode de consommation n’a pas le même impact sur l’environnement.

Veste : Vinted
Pantalon et Chemise : Cache-Cache
Sac à mains : Le Cuir Parisien
Bottes : La Halle

Aux petits yeux fatigués sans anti-cernes par acceptation de la vie sans filtre, je me concentre sur le sourire…

Le petit mot de la fin, qui a toute son importance : Merci à mon Amoureux de m’accompagner dans cette nouvelle vie, où je me sens plus femme, libre dans un corps que j’ai mis longtemps à accepter et dans laquelle je suis pleinement aimée et follement amoureuse. Merci à mon Amoureux de me soutenir pleinement, de me suivre dans ces petites balades qui se transforment en shooting, de trouver les mots pour me motiver quand je doute, d’être ce qu’il est : ce rayon de soleil unique, cette bouffée de tendresse et de joie si spéciale.

Et vous, quel est votre rapport à la mode et à la fast-fashion ? Que pensez-vous du seconde main, de Vinted et des friperies ?