Twitch : Une nouvelle façon de partager avec vous.

ATELIER

J’ai essayé Etsy.

Pendant un an, j’ai tenu une boutique en ligne sur cette plate-forme qui offre de belles opportunités aux créateurs et créatrices. J’ai reçu avec joie les premières commandes et avec reconnaissance les premiers avis. Et j’ai pâli en voyant la commission que le site se prenait sur les si petites sommes d’argent que je pouvais me faire.

J’ai pris le temps de la réflexion, plusieurs semaines à me demander si j’allais continuer. Je vous en ai parlé en story sur Instagram et vous m’avez remerciée d’avoir été si transparente. J’ai arrêté Etsy parce que je ne m’y retrouvais pas. J’étais la petite aiguille dans la botte de foin et j’avais peur que personne ne vienne me chercher. Alors j’ai fermé la boutique et j’ai voulu privilégier mon site. Ce site.

J’ai essayé Patreon.

Une autre plate-forme pour un autre rendez-vous. J’ai regardé des tas de compte d’artistes pour ne pas faire les mêmes erreurs que sur Etsy. Pour ne plus avoir peur. J’ai proposé des abonnements pour du contenu artistique à visée thérapeutique. J’en ai parlé à mes proches, leur demandant de m’y soutenir un temps, le temps que l’activité se lance, que les statistiques soient positives. Seul mon fiancé a su y répondre. Deux amies sont venues s’abonner et je les en ai grandement remerciées.

J’ai arrêté Patreon, parce que je travaillais beaucoup pour peu de retour. J’avais encore moins de visibilité que sur Etsy. L’angoisse commençait à monter sérieusement.

Angoisses et questions…

Est-ce la peur de manquer d’argent ? Oui et non. Est-ce l’envie de bien faire qui se transforme en pression paralysante ? Peut-être, mais pas vraiment. Vais-je trouver ma place ? Oui, sois patiente. Vais-je réussir ? Aie confiance, ne t’inquiètes pas, tu y arriveras. Auraient-ils raison ? Et si ce n’était pas un vrai travail ? Ne laisse pas leurs inquiétudes te miner, tu sais ce que tu dois faire, n’aie pas de regret.

Et maintenant ?

Je me donne une chance.

Maintenant, je streame sur Twitch. C’est un réseau de personnes qui font et/ou regardent des vidéos live. Le contenu est accessible gratuitement et un(e) streamer.se peut parvenir à monétiser le contenu créé grâce au système d’affiliation et de partenariat. L’audience peut décider de soutenir un(e) streamer.se par un follow (gratuit), un abonnement (payant), des dons, des raids etc… Je découvre avec Twitch, une nouvelle façon de partager mon travail, différente du feed et des storys Instagram, des vidéos travaillées sur Youtube. C’est spontané, authentique, enrichissant et je ressens la joie de dessiner en vous lisant, en vous répondant, en papotant avec vous. Je me sens moins seule aussi.

Quand on me demande comment je vois l’avenir, je réponds que ce ne sera pas différent d’aujourd’hui, si ce n’est que nous espérons avoir un enfant. J’ai fait le choix d’être chez moi, et depuis des portes s’ouvrent : une micro-entreprise créée, des belles commandes préparées, des idées et des projets, une formation certifiant à venir en art-thérapie, et une communauté qui grandit.

J’ai envie de dire : le ciel est bleu, le soleil brille. Je suis fatiguée mais heureuse, professionnellement épanouie et à ma place.

Patreon et Utip, les réseaux sociaux, les blogs… ou Comment soutenir le travail d’un/e Artiste

ATELIER

Largent, c’est le nerf de la guerre ! Et vivre de sa passion est un rêve bien beau qui très vite peut se fracasser sur les murs des obligations financières : payer le loyer, les factures, la nourriture, le matériel de création, l’abonnement internet, et les imprévus, et….

Seule, je n’y arriverais pas. C’est grâce à mon allocation chômage qui tombe chaque mois que je me suis sentie rassurée et accompagnée. C’est SURTOUT grâce à mon amoureux qui chaque jour va travailler et assure à notre foyer un salaire nous permettant de subvenir à nos besoins. J’ai hérité de l’angoisse de mon père concernant l’argent, et quand j’ai réalisé que je consultais mon compte bancaire plusieurs fois par jour, j’ai compris qu’il fallait dire stop. Je n’ai pas de quoi mettre d’argent de côté actuellement, et CE N’EST PAS GRAVE ! Un jour, oui, mais pas maintenant. Mon allocation s’arrêtera exactement dans 31 jours. Un petit mois.

Alors j’ai fouillé. J’ai cherché à droite et à gauche des petits moyens de faire des économies pour les courses : merci Igraal, Poulpeo et autres plateformes de cashback sur lesquelles il est également possible de trouver des bons de réductions (attention, seuls certaines marques sont concernées, ne vous jetez pas dessus sans comparer les prix !). Avec quelques euros économisés, c’est un petit poids qui s’allège. Et j’en fais un jeu, pour oublier le côté cynique de la chose. L’argent ne fera jamais mon bonheur, mais que c’est dur de vivre dans une société capitaliste !

Et puis, j’ai compris la magie des réseaux sociaux. Instagram est peut-être le réseau qui créé de nombreux complexes et des malheureux, mais j’ai décidé de l’utiliser afin de partager mes créations et soutenir le travail d’autres artistes. Un like, un partage en story, un abonnement…. c’est pas compliqué et c’est gratuit ! Sur Twitter, c’est un peu la même chose, et en cette période de confinement, il y a des personne qui postent des mots lumineux et poétiques, 140 caractères au maximum qui apportent un peu de douceur au quotidien. Si beaucoup dénigrent Facebook aujourd’hui, on trouve tout de même des pages inspirantes et des groupes sur lesquels échanger et faire de belles rencontres. Les blogs sont une mine d’or, et une visite, un like sur un article, sont autant de petites choses gratuites qui encourageront un/e artiste à continuer.

La clé, j’en suis arrivée à cette conclusion, c’est d’assumer qu’on vive une vie différente ; on choisit peut-être de poser des priorités là où notre entourage et la société nous traiteraient de rêveurs naïfs, mais si la vie est plus belle et plus douce ainsi, pourquoi renoncer au bonheur et à l’équilibre ?

Mes réseaux

Instagram : des instantanés de vie, des illustrations
Twitter : 140 caractères tout doux
Facebook : une page pleine de petits billets spontanés
Youtube : des vlogs, des storytime…

Pour me soutenir financièrement
Utip : c’est gratuit pour vous, pour chaque pub que vous visionnez, je touche 1 centime – et les pubs ne durent pas plus de 30 secondes !
Patreon (en pause jusqu’à nouvel ordre) : Des abonnements mensuels entre 1€ et 15€ autour du développement personnel et de l’art-thérapie – podcasts, cartes à colorier, illustrations à imprimer…

Une nouvellE vie : Suivre la voie de l’art-Thérapie

ATELIER

Si vous me lisez depuis quelques années, ici ou là, vous savez que je suis passée par des hauts et des bas, j’ai travaillé dans le tourisme en Normandie pendant plus de 5 ans avant de rentrer dans ma région natale, de faire un bilan de compétences et de glisser vers la dépression.

Il m’a fallu faire preuve de patience, de douceur et de bienveillance envers mon corps et mon âme, pour tout doucement guérir. La guérison passe par l’acceptation de ce qui a été, n’est plus, et ce qui est. D’abord épuisée, je me suis reposée. J’ai beaucoup échangé avec une psychologue, j’ai remis ma santé entre les mains d’un médecin. Une fois qu’on est tombé, on ne peut que se relever, mais il faut prendre le temps de construire des bases solides, et de s’aimer.

J’aimais écrire, mais j’ai dû prendre mes distances. J’ai découvert alors le dessin comme un autre moyen d’expression et j’y ai ressenti beaucoup de plaisir. J’ai fait la pari fou de créer mon entreprise en proposant mes illustrations à la vente, concentrées de poésie, imaginées et partagées pour diffuser douceur, bienveillance et amour.

La vie de créatrice freelance est la vie qui m’était destinée, c’est une réelle conviction. L’art, d’abord une thérapie, est devenu un des éléments centraux de ma vie, au même titre que ma vie de couple, ma famille, mes amies. C’est la création artistique, la découverte d’autres talents, les partages qui me font grandir, et j’ai trouvé ma voie.

Aujourd’hui, face une situation financière instable, je ne regrette aucun de mes choix passés et présents. J’ai grandement appris et j’aime la personne que je deviens. Je ne renonce pas, c’est dans l’art-thérapie que va s’écrire mon avenir.