Les illustrations de cet été 🌞

L’été a filé, entre les jours de canicule passés enfermée à la maison et les longues soirées griffonnées dans mes carnets, et ces heures de pluie qui n’invitaient pas à la balade.

Aujourd’hui, il y a ce parfum de rentrée qui s’insunie dans le vent, le soleil se couche plus tôt et je sens mon corps prêt à tranquillement retrouver un rythme plus doux.

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J’ai envie de vous proposer une petite grille de ces illustrations réalisées ces dernières semaines, si vous les avez manquées sur Instagram et Facebook. Une sélection de ces coups de crayons libérés, de ces touches de couleur à partager.

Entre les fleurs, les courbes géométriques, les points et les traits, se définit une identité visuelle à rattacher au « Doodle Art », même si l’idée d’une étiquette ne plaît pas vraiment. J’aime cette variété qui s’offre à chaque jour passé à l’atelier, le temps qui s’écoule tranquillement et quand je m’endors le soir, il y a ce sourire qui se dessine tant il est bon de voir se tisser doucement une nouvelle vie.

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Avez-vous passé un bel été ?

Vous parler d’un nouvel échec, et vous dire qu’il faut garder espoir.

Avez-vous déjà renoncé ? Que ressentez-vous face à un échec ?

Il y a quelques mois, je me lançais dans la préparation du Concours de Recrutement des Professeurs des Ecoles, persuadée que le métier de « maîtresse d’école » offrirait un nouveau souffle à ma carrière, que je trouverais en l’Education Nationale un système et un soutien dans lequel je m’épanouirais.

C’était sans compter sur la fatigue et l’épuisement qui s’étaient installés en moi. C’était sans admettre mon état psychologique fragilisée par des années de peurs et d’angoisses dissimulées dans un quotidien bien huilé.

Un jour, je me suis effondrée devant les cahiers de préparation. Je ne retenais rien des cours que je lisais et sur lesquels je prenais de nombreuses notes. A mon envie d’apprendre se mêlait l’étrange sensation que quelque chose n’allait pas, que je n’étais plus capable d’apprendre autant. Que le concours était beaucoup trop de pression, que le processus de sélection me dépassait. J’ouvrais également les yeux sur un système qui, au travers des témoignages que j’ai pu lire et des conversations que j’ai pu avoir, broie les enseignants et oublient le bien-être des enfants. Je ne voulais pas non plus voir disparaître mes bons souvenirs de l’école devant une réalité trop difficile à gérer…

J’ai vécu tout ça comme un échec, et une grande déception, j’ai passé des semaines à pleurer avant de prendre une décision. Et puis j’ai rebondi. Dans une vidéo, je reviens sur mon parcour professionnel et je détaille les différentes raisons pour lesquelles je ne passerai pas le CRPE, et la réflexion m’amenant à refuser de travailler pour l’Education Nationale. J’ai beaucoup d’admiration pour ce métier, pour la patience et la bienveillance de celles et ceux qui tous les matins se rendent en classe pour accompagner l’éveil et l’apprentissage des touts-petits. Du fond du coeur, merci pour ce beau métier que vous faîtes.